Delhi ,  ville monstre, ville cauchemar, ville sans issue. Le premier son lors de notre arrivée en Inde est cette musique de transe, de pulsation cardiaque, vibrante, horrifique, apocalyptique. Elle résume bien Delhi.

Nous n’avons vu qu’une petite partie de l’Inde, ou plutôt, c’est l’Inde qui nous a vu,  a fouillé, remué, retourné nos entrailles, perturbé nos sens, depuis Delhi, cité de l’apocalypse, jusqu’au Nagaland,  refuge chaleureux. Les sons qui vont suivre se réunissent par leur force, une puissance sortie du cœur et tournée vers le ciel. L’Inde sacrée, l’Inde illuminée, l’Inde cherchant l’accès au ciel, une échappée, ne pas regarder l’ici-bas, lancer sa voix, se jeter corps et âmes vers Dieu. Sans coupures, voici les voix de l’Inde, toutes religions fondues en quête du contact divin.

Vous entendrez successivement, une cérémonie au temple sikh, les chants du temple Lotus dédié à toutes les religions, la joie contagieuse du Hare Krishna, les chants du soir dans un ashram dédié à Shiva, un mantra de méditation, les cloches du temple et les hurlements des chiens,  les appels des mosquées à l’aube au Rajasthan, des prières chantées à Vishnu, la cérémonie nocturne du Gange à Vârânasî, et le gospel de Noel au Nagaland, bulle chrétienne en terre hindoue.

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